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L'IA invente des choses

Pourquoi un assistant donne parfois une référence ou un chiffre qui n'existe pas, et les gestes qui réduisent vraiment le risque.

Problème

Un assistant d'intelligence artificielle a donné une information fausse avec le même aplomb qu'une information vraie : un chiffre, une date, un article de loi, une citation ou une source qui n'existe pas. On ne sait plus si l'outil est cassé, s'il ment, ou si on peut encore s'en servir.

Solution recommandée

Ni l'un ni l'autre : un assistant produit le texte qui ressemble le plus à une bonne réponse, il ne va pas consulter une base de faits pour vérifier avant de répondre. Inventer une référence plausible n'est donc pas une panne, c'est le revers du mécanisme qui lui permet de rédiger. La limite est structurelle et aucune version suivante ne la fera disparaître complètement. Ce qui change tout, c'est la façon de demander : fournir soi-même la matière au lieu de la faire réciter de mémoire.

Matériel & outils

Le document ou la page d'origine dont on veut parler, un moteur de recherche pour contrôler une source, un second assistant ou une seconde conversation pour recouper

Étapes

1. Repérer la zone de danger avant d'y entrer : chiffres précis, dates, prix, noms de personnes, articles de loi, références juridiques ou médicales, citations, titres d'ouvrages et adresses de pages. C'est là que l'invention se produit presque toujours 2. Donner le document plutôt que de demander de mémoire : coller le texte, le rapport ou la page dans la conversation, puis demander de répondre uniquement à partir de ce qui a été fourni 3. Exiger la source dans la question elle-même : demander d'indiquer d'où vient chaque affirmation, et de dire explicitement quand l'information est incertaine ou absente du document 4. Ouvrir la source citée avant de s'en servir : si la page n'existe pas, si le titre ne correspond à rien ou si la citation ne se retrouve pas dans le texte, l'information est à jeter, pas à corriger 5. Poser la même question deux fois, autrement, dans une conversation neuve : une réponse solide reste stable, une réponse inventée change de chiffre ou de référence d'une fois à l'autre 6. Ne jamais reprendre tel quel un chiffre, une référence juridique ou médicale, ni une citation, sans les avoir vérifiés à la source. Sur ces trois catégories, aucune confiance par défaut, quel que soit l'assistant utilisé 7. Quand la vérification n'est pas possible, changer d'usage : se servir de la réponse comme d'un plan, d'une reformulation ou d'une liste de pistes à contrôler, jamais comme d'un résultat final

Coût estimé

0 €

Limites

Ces gestes réduisent fortement le risque, ils ne le suppriment pas : une réponse fournie à partir d'un document peut encore déformer un passage. Une réponse fausse mais cohérente reste la plus difficile à repérer, parce que rien dans le ton ne la distingue d'une réponse juste. Un assistant relié à une recherche en ligne se trompe moins sur les faits récents, mais il peut toujours mal résumer ce qu'il a lu.

Erreurs fréquentes

Croire qu'un outil qui invente est défectueux et qu'un autre, plus récent ou payant, ne le ferait pas. Prendre l'assurance du ton pour un signe de fiabilité, alors que le texte est écrit de la même façon dans les deux cas. Demander à l'assistant lui-même si sa réponse est vraie : il produira une confirmation tout aussi plausible que l'erreur de départ.

Alternatives

Pour un besoin factuel précis, un moteur de recherche classique reste supérieur : il renvoie des pages qu'on peut ouvrir et dater. Pour un sujet réglementaire, médical ou contractuel, la source officielle ou un professionnel restent les seuls interlocuteurs valables, l'assistant servant au mieux à préparer les questions à poser.

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