Premiers pas avec Home Assistant
Vous avez une application pour les ampoules, une autre pour la prise du salon, une troisième pour le thermostat, une quatrième pour la caméra de l'entrée. Chacune a son compte, ses mises à jour, ses notifications, et surtout : aucune ne sait que les autres existent. Impossible de dire « quand je pars, tout s'éteint », parce que « tout » n'existe nulle part.
Home Assistant est le logiciel qui fabrique ce « tout ». Il tourne sur une machine chez vous, parle à chacun de vos objets, et vous donne un seul endroit d'où les voir et les piloter. Une phrase pour situer et on avance : c'est le projet le plus complet de cette famille, et le seul qui accepte à peu près n'importe quelle marque.
Ce que ce guide couvre, et ce qu'il laisse de côté
Il faut le dire franchement, parce que c'est le sujet le plus vaste de cette série : Home Assistant peut occuper des mois. Les gens qui l'utilisent depuis trois ans continuent de le modifier. Il y a des centaines d'intégrations, un langage d'automatisation entier, des tableaux de bord entièrement redessinables, des extensions qui transforment la machine en assistant vocal.
Ce guide s'arrête volontairement à la porte d'entrée :
- décider avant d'acheter si vos objets sont compatibles, et à quelles conditions,
- comprendre quel mode d'installation vous engage à quoi,
- brancher un premier appareil et écrire une première automatisation utile,
- poser dès le départ la règle qui vous évitera de rester dans le noir.
Il ne couvre ni les tableaux de bord sur mesure, ni les intégrations avancées, ni le détail des protocoles. Quand vous aurez fini, vous aurez une maison qui répond depuis un seul écran, et une idée assez claire de la suite pour savoir si vous avez envie de la faire.
Le raisonnement commun : c'est un serveur chez vous
Home Assistant est un service auto-hébergé comme les autres. Ce qu'il coûte réellement en électricité et en temps, quelle machine choisir, pourquoi la sauvegarde se pose avant le premier service : tout cela est traité une fois pour toutes dans le cours Héberger ses services chez soi. Si vous n'avez jamais fait tourner de serveur à la maison, lisez-le avant ce guide, il vous fera gagner des heures et peut-être une machine inadaptée.
Une chose est cependant plus vraie ici qu'ailleurs, et c'est le sujet d'une section entière plus bas : ce serveur-là ne stocke pas des fichiers, il commande des objets physiques dans votre logement. Quand un serveur de photos tombe, vous ne voyez plus vos photos. Quand celui-ci tombe, la lumière peut ne plus s'allumer.
Avant d'acheter quoi que ce soit : la compatibilité
C'est l'étape que presque tout le monde saute, et elle se paie en matériel inutilisable. Deux objets qui font exactement la même chose, au même prix, sur le même rayon, peuvent se comporter de façon radicalement différente une fois chez vous.
La question qui tranche : local ou nuage
Un objet connecté se pilote de deux manières.
En local. Home Assistant parle directement à l'objet, sur votre réseau. Internet peut tomber, le fabricant peut faire faillite : l'objet continue d'obéir. La commande part de votre machine et arrive à l'objet sans sortir de chez vous.
Par le nuage du fabricant. Votre commande part de chez vous, remonte chez le fabricant à l'autre bout du monde, redescend vers l'objet situé à trois mètres de vous. Il faut un compte, une connexion Internet permanente, et l'accord tacite d'une entreprise qui peut changer ses conditions, facturer un abonnement, ou fermer le service.
Un objet qui ne fonctionne que par le nuage vide l'opération de son intérêt. Vous avez ajouté de la complexité sans récupérer ni l'indépendance, ni la confidentialité, ni la résistance aux pannes : vous avez même ajouté un point de défaillance. C'est le premier critère de tri, avant le prix et avant la marque.
Comment vérifier, concrètement
Faites-le dans cet ordre, avant de payer :
- Cherchez le modèle exact dans la liste officielle des intégrations, sur le site du projet Home Assistant. Pas la marque : le modèle. Une même marque vend souvent une gamme locale et une gamme qui n'existe que par son application.
- Lisez ce que dit la fiche de l'intégration, en particulier la mention d'un fonctionnement local ou d'une dépendance à un compte en ligne. Une intégration qui exige un identifiant chez le fabricant vous dit déjà ce qu'elle est.
- Cherchez le modèle dans la communauté du projet. Les objets courants ont été essayés par d'autres, et c'est là que vous apprendrez qu'une révision matérielle discrète du même produit a changé de composant et ne fonctionne plus pareil.
- Achetez un seul exemplaire. Pas six ampoules : une. Vous la branchez, vous vérifiez, vous commandez le reste ensuite. Cette règle, à elle seule, évite la plupart des mauvaises surprises.
Les familles d'objets, et ce qu'elles impliquent
Sans entrer dans le détail des protocoles, il est utile de savoir ce que chaque famille vous impose.
| Famille | Ce que ça demande | À savoir |
|---|---|---|
| Wi-Fi | Rien de plus, l'objet rejoint votre réseau | Le plus simple à acheter, le plus souvent lié au nuage du fabricant. À vérifier au cas par cas |
| Zigbee | Une petite antenne à brancher sur le serveur | Fonctionne en local, n'encombre pas votre Wi-Fi, les objets se relaient entre eux |
| Z-Wave | Une antenne dédiée, différente de la précédente | Même logique locale, moins de modèles disponibles, souvent plus cher |
| Bluetooth | Une antenne, et de la proximité | Portée courte : adapté aux capteurs, pas au pilotage à l'autre bout du logement |
| Matter | Rien de spécifique côté serveur | Norme récente censée rendre les objets interopérables, encore inégalement appliquée selon les fabricants |
Deux conséquences pratiques. D'abord, Zigbee et Z-Wave supposent un achat en plus : une petite antenne branchée sur le serveur, qui lui donne accès à ces objets. Ce n'est pas cher, mais ça se prévoit. Ensuite, un objet en Wi-Fi n'est pas forcément un mauvais choix : il est simplement celui qui demande le plus de vérifications avant l'achat.
Sur Matter, restons prudents : la norme progresse vite et les fabricants l'appliquent diversement. Traitez la mention « Matter » sur une boîte comme une bonne indication, pas comme une garantie, et vérifiez quand même le modèle.
Le piège de la dépendance : la lumière doit s'allumer sans le serveur
Cette section n'est pas un avertissement de fin de guide, c'est une règle de conception que vous posez avant votre première ampoule.
Voici le scénario, et il arrive à tout le monde une fois. Vous remplacez les ampoules du couloir par des ampoules connectées. Pour qu'elles soient joignables, il faut qu'elles restent sous tension en permanence : vous demandez donc à la maisonnée de ne plus toucher à l'interrupteur mural. Trois mois plus tard, une mise à jour se passe mal un dimanche soir, le serveur ne redémarre pas, et personne ne peut allumer le couloir. Vous réparez un serveur à la lampe torche pendant qu'on vous explique que « avant, ça marchait ».
C'est exactement le motif du résolveur de secours dans le guide Bloquer la publicité de toute la maison avec AdGuard Home : dès qu'on place une dépendance au centre du foyer, il faut une porte de sortie qui ne passe pas par elle. Et cette porte doit être utilisable par les autres habitants, sans vous, sans explication.
Les trois façons de la garder ouverte :
- Commander le circuit, pas l'ampoule. Un micromodule installé derrière l'interrupteur rend la lumière pilotable tout en laissant l'interrupteur mural faire son travail mécanique. C'est la solution qui préserve le geste que tout le monde connaît. Elle suppose une intervention dans le boîtier électrique, donc un électricien si vous n'êtes pas à l'aise avec ça.
- Ajouter un bouton, ne pas en retirer un. Si vous gardez des ampoules connectées, posez un bouton sans fil par-dessus ou à côté de l'interrupteur condamné : le geste reste au même endroit. Attention, ce bouton-là passe par le serveur. Il sauve l'usage quotidien, pas la panne.
- Ne pas automatiser ce qui n'a pas de secours manuel. Chauffage, portail, serrure, alarme : tant que vous n'avez pas vérifié que ça s'ouvre, se ferme et se coupe à la main sans le serveur, laissez-les tranquilles. Un radiateur bloqué par un serveur en panne, en janvier, n'est pas une anecdote amusante.
Posez-vous la question à chaque nouvel appareil : si le serveur reste éteint trois jours, qu'est-ce qui cesse de fonctionner, et qui dans le logement saura s'en passer ? Si la réponse vous met mal à l'aise, c'est l'installation qui est mal conçue, pas vous qui êtes inquiet pour rien.
Comment tout cela s'articule
graph TD
subgraph Chez vous
HA["Home Assistant<br/>sur votre machine"]
ANT["Antenne Zigbee ou Z-Wave<br/>branchee sur le serveur"]
OBJ1["Ampoules et capteurs<br/>locaux"]
OBJ2["Prises et thermostat<br/>en Wi-Fi local"]
SW["Interrupteur mural<br/>qui coupe toujours le courant"]
HA --- ANT
ANT <--> OBJ1
HA <--> OBJ2
SW -.->|"chemin de secours<br/>sans le serveur"| OBJ1
end
CLOUD["Nuage du fabricant"]
PHONE["Votre telephone<br/>hors du domicile"]
HA -.->|"seulement si un objet<br/>l exige : a eviter"| CLOUD
PHONE -.->|"acces a distance :<br/>voir le cours"| HA
Les traits pleins restent chez vous et fonctionnent sans Internet. Les pointillés sortent : le premier est celui qu'on cherche à supprimer en choisissant bien ses objets, le second est un sujet à part entière, traité plus bas. Et le trait qui part de l'interrupteur est celui qui vous évite la lampe torche.
Installer : un choix qui se change mal ensuite
Home Assistant s'installe de plusieurs façons, et elles n'ont pas les mêmes capacités. C'est structurant : changer d'avis plus tard est possible, mais c'est une migration, pas un réglage.
La différence qui compte tient en deux points.
Les modules complémentaires. Ce sont des logiciels que Home Assistant installe et gère lui-même depuis son interface : base de données, assistant vocal, outils réseau, et les briques dont beaucoup d'installations finissent par avoir besoin. Certains modes y donnent accès, d'autres non. Sans eux, il faut installer et maintenir ces logiciels soi-même à côté.
Les sauvegardes intégrées et les mises à jour du système. Dans les modes complets, Home Assistant fabrique lui-même une archive restaurable de sa configuration et se met à jour depuis son interface. Dans les modes plus dépouillés, la sauvegarde de la machine et du système vous revient entièrement.
Les modes se répartissent ainsi :
- Le système complet dédié, où Home Assistant est le système d'exploitation de la machine, c'est-à-dire le logiciel de base qui fait tourner tout le reste. Modules complémentaires disponibles, sauvegardes et mises à jour gérées depuis l'interface. C'est le chemin recommandé par le projet et le plus simple à vivre, à une condition : la machine lui est consacrée, vous ne ferez pas tourner autre chose dessus.
- En conteneur, sur une machine qui héberge déjà d'autres services. Un conteneur est un service empaqueté qui tourne isolé des autres : le guide Faire tourner son premier conteneur Docker explique le principe. Ce mode cohabite très bien, mais il ne donne pas accès aux modules complémentaires, et la sauvegarde du système reste votre affaire.
- Les modes intermédiaires, qui posent Home Assistant sur un système existant en conservant tout ou partie de la gestion automatique. Ils existent, ils ont des prérequis stricts, et ils demandent de suivre à la lettre ce que dit le projet.
Ne recopiez pas une procédure d'installation trouvée dans un guide, y compris celui-ci. Les instructions exactes changent d'une version à l'autre, et une commande périmée vous fait perdre une soirée. Allez chercher la procédure sur la documentation officielle du projet, pour le mode que vous avez choisi et pour votre matériel. Le travail utile, celui que ce guide vous fait faire, c'est de savoir lequel choisir avant de lire une seule ligne de commande.
En pratique : si cette machine ne servira qu'à la maison connectée, prenez le système complet dédié et ne réfléchissez pas davantage. Si vous avez déjà un serveur qui fait tourner d'autres choses, le conteneur est cohérent, en acceptant de vous passer des modules complémentaires.
Le premier appareil
L'installation terminée, vous créez un compte local (il reste chez vous, ce n'est pas un compte en ligne) et vous arrivez sur une interface vide. La suite se passe dans les réglages, à la rubrique des appareils et des services. Les libellés bougent d'une version à l'autre : suivez l'intention, pas le mot exact.
Regardez d'abord ce qui est déjà détecté. Home Assistant repère seul une partie des équipements présents sur le réseau et vous les propose. C'est souvent là que se trouve votre premier appareil, sans rien avoir cherché.
Sinon, ajoutez une intégration et cherchez le nom de la marque ou du protocole. Une intégration est le morceau de logiciel qui sait parler à une famille d'appareils. Selon les cas, on vous demandera une adresse sur le réseau, un code inscrit sous l'objet, ou un identifiant chez le fabricant : cette dernière demande vous rappelle que l'objet passe par son nuage.
Un appareil apparaît alors avec ses entités. Le vocabulaire mérite trente secondes, parce qu'il revient partout : l'appareil est l'objet physique, les entités sont les choses qu'il expose, une par une. Une prise connectée, c'est un appareil et souvent trois entités : l'interrupteur, la mesure de consommation, la température interne. Les automatisations travaillent sur les entités, pas sur les appareils.
Vérifiez tout de suite dans les deux sens. Allumez depuis l'interface, constatez physiquement. Puis agissez sur l'objet à la main et regardez si l'interface s'en aperçoit. Un appareil qui obéit mais ne remonte pas son état donnera plus tard des automatisations qui se déclenchent de travers, et vous chercherez longtemps pourquoi.
La première automatisation
Choisissez-la selon un critère précis : si elle échoue, il ne doit rien se passer de grave. Une notification qui n'arrive pas est un désagrément. Un chauffage qui ne se rallume pas est un problème. Gardez le second pour plus tard.
Une automatisation se lit toujours de la même façon, en trois parties :
- un déclencheur : ce qui provoque l'examen (une heure, un état qui change, un capteur),
- des conditions : ce qui doit être vrai pour continuer, facultatif,
- des actions : ce qui est fait.
L'interface propose de composer tout cela avec des menus, sans rien écrire. Un exemple qui vaut la peine dès le premier jour : déclencheur, la porte d'entrée s'ouvre ; condition, il fait nuit et personne n'est censé être à la maison ; action, m'envoyer une notification. Si elle rate, vous n'avez rien perdu.
Deux réflexes à prendre dès la première :
- Donnez-lui un nom qui dit ce qu'elle fait. Dans un an vous en aurez trente, et « Automatisation 4 » ne vous dira rien.
- Déclenchez-la à la main pour l'essayer. L'interface propose de l'exécuter immédiatement, sans attendre son déclencheur : c'est la seule façon de vérifier l'action sans ouvrir la porte d'entrée à minuit.
Et gardez la règle de la section précédente : une automatisation qui éteint les lumières quand vous partez est agréable, à condition que quelqu'un puisse les rallumer à la main le jour où le serveur est en panne.
La sauvegarde, et l'accès depuis l'extérieur
La sauvegarde. Une configuration Home Assistant représente, au bout de quelques mois, un nombre d'heures que vous n'avez pas envie de refaire : appairages, noms, automatisations, réglages pièce par pièce. Dans les modes complets, l'interface fabrique une archive restaurable ; encore faut-il qu'elle sorte de la machine, parce qu'une sauvegarde posée sur le disque qui vient de mourir n'existe pas. Le cours Sauvegarder ses données pour de bon traite la question en entier, et le cours socle d'auto-hébergement rappelle pourquoi elle se pose avant le service, pas après.
L'accès depuis l'extérieur. Vous allez très vite vouloir piloter la maison depuis votre téléphone quand vous n'y êtes pas. C'est légitime, et c'est aussi le moment où les gens ouvrent un port sur leur box en recopiant trois lignes trouvées sur un forum, exposant à Internet entier une interface qui commande leur serrure et voit leurs caméras.
Ce guide ne donnera pas cette recette, délibérément. Le chapitre « Y accéder de l'extérieur, sans se faire pirater » du cours Héberger ses services chez soi explique d'abord ce que vous exposez réellement, puis présente les options par ordre de sûreté. Lisez-le avant de toucher à votre box. Tant que ce n'est pas fait, votre installation fonctionne parfaitement depuis chez vous, ce qui couvre déjà l'essentiel des usages.
En attendant, deux gestes d'hygiène qui ne coûtent rien : un mot de passe solide sur votre compte Home Assistant, et la double authentification activée dessus, comme expliqué dans le guide Activer la double authentification.
Erreurs fréquentes
- Acheter le lot de six avant d'avoir essayé le premier. Une révision matérielle discrète suffit à rendre un modèle incompatible. Un exemplaire d'essai coûte bien moins cher qu'un carton de matériel à revendre.
- Condamner les interrupteurs muraux. C'est le geste qui transforme une panne de serveur en foyer dans le noir, un dimanche soir, devant des gens qui n'ont rien demandé.
- Confondre « pilotable depuis Home Assistant » et « fonctionne en local ». Beaucoup d'intégrations passent par le nuage du fabricant : l'objet répond, mais votre commande a fait deux fois le tour de la planète, et elle cesse le jour où le fabricant change d'avis.
- Commencer par le chauffage ou la serrure. Les équipements dont la panne se paie cher sont exactement ceux qu'il faut automatiser en dernier, une fois que vous savez ce que vous faites.
- Choisir le mode d'installation au hasard, puis découvrir six mois plus tard qu'il faut tout refaire pour accéder aux modules complémentaires. Cinq minutes de lecture avant valent une soirée de migration après.
- Ne jamais sortir la sauvegarde de la machine. Une archive de configuration posée sur le disque du serveur disparaît avec lui, et c'est un hiver de réglages qui part.
À retenir
- Home Assistant rassemble des objets de marques différentes en un seul endroit, chez vous. Ce guide en est la porte d'entrée : le sujet complet occupe des mois, et c'est normal de n'en faire qu'un morceau.
- La compatibilité se vérifie avant l'achat, modèle par modèle, dans la liste officielle des intégrations. Un objet qui n'obéit que par le nuage du fabricant annule l'intérêt de l'opération.
- Gardez toujours une commande qui marche sans le serveur. Commander le circuit plutôt que l'ampoule, et n'automatiser ce qui compte qu'après avoir vérifié le secours manuel.
- Le mode d'installation détermine l'accès aux modules complémentaires et aux sauvegardes intégrées : choisissez-le en connaissance de cause, puis suivez la procédure officielle plutôt qu'un guide daté.
- Première automatisation : une dont l'échec ne coûte rien, nommée clairement, essayée à la main.
- L'accès depuis l'extérieur ne s'improvise pas sur la box : c'est le chapitre dédié du cours socle.
Mini-exercice
Avant toute installation, prenez les objets connectés que vous possédez déjà, y compris ceux qui traînent dans un tiroir. Pour chacun, notez trois choses : le modèle exact inscrit sur l'étiquette, s'il figure dans la liste officielle des intégrations du projet, et si cette intégration réclame un compte chez le fabricant.
Vous obtenez en un quart d'heure la seule information qui compte pour démarrer : combien de vos objets actuels basculeront réellement en local, et lesquels resteront prisonniers de leur application. Si la liste est vide, ce n'est pas un échec, c'est un service rendu : vous venez d'éviter d'installer un serveur pour piloter zéro appareil, et vous savez désormais quoi vérifier sur le prochain achat.