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Monter un hyperviseur Proxmox VE

Transformer un serveur sous-employé en hyperviseur Proxmox : vérifier la machine, installer, démarrer une première machine virtuelle, puis la sauvegarder.

Sommaire18

Monter un hyperviseur Proxmox VE

Vous avez un serveur qui ne fait qu'une seule chose, et qui s'ennuie vingt-trois heures sur vingt-quatre. Ou trois vieilles tours qui prennent de la place, tirent du courant, et tombent en panne chacune à son tour. Dans les deux cas, la même réponse : une machine physique, plusieurs machines virtuelles dessus.

Ce guide va d'un serveur vide à une première machine virtuelle qui démarre vraiment, avec un système installé dedans. Le raisonnement (pourquoi virtualiser, comment dimensionner, ce qu'est un instantané) est traité dans le cours Virtualisation & VMs pour le helpdesk : ici, on le fait.

Proxmox VE (Virtual Environment) est un hyperviseur gratuit et libre, très répandu en petite structure. Le catalogue contient aussi un guide sur VMware ESXi 6.7, utile si vous héritez d'un parc existant, mais cette version de VMware n'est plus supportée : pour une machine que vous montez aujourd'hui, partez sur Proxmox.

Avant de télécharger quoi que ce soit

Deux vérifications. Elles prennent dix minutes, et elles évitent de découvrir le problème une fois le serveur effacé.

1. La virtualisation matérielle est-elle activée ?

Le processeur sait accélérer la virtualisation, mais cette capacité se règle dans le micrologiciel de la carte mère, l'écran de configuration auquel on accède en tapotant une touche (souvent Suppr, F2 ou F10) juste après l'allumage. Ce réglage porte plusieurs noms selon le constructeur : Intel VT-x, Intel Virtualization Technology, AMD-V, SVM Mode. Il se trouve en général dans une section Advanced, CPU Configuration ou Processor.

Sur beaucoup de machines, il est désactivé par défaut. C'est le premier mur, et il se franchit maintenant : sans lui, Proxmox s'installera peut-être, mais les machines virtuelles refuseront de démarrer ou ramperont.

Pour vérifier depuis le système actuellement installé, avant même de toucher au micrologiciel :

# Linux : une sortie non nulle signifie que le processeur expose la fonction
grep -Ec '(vmx|svm)' /proc/cpuinfo
# Windows : la ligne "Virtualisation activée dans le microprogramme" doit dire Oui
systeminfo | Select-String -Pattern "Hyper-V", "Virtualisation"

Le gestionnaire des tâches de Windows le dit aussi, onglet Performance, section Processeur, ligne Virtualisation.

2. La machine a-t-elle de quoi tenir ?

Rien d'exotique, mais des minimums honnêtes :

RessourcePlancher réalisteConfortable
Processeur64 bits, 4 cœurs8 cœurs ou plus
Mémoire vive8 Go32 Go, la mémoire est la vraie limite
Disque128 Godeux disques, un pour le système et un pour les machines virtuelles
Réseauun port filairedeux ports, dont un dédié à l'administration

La mémoire vive est presque toujours ce qui manque en premier : chaque machine virtuelle en réserve une part qu'elle ne rend pas. Le processeur, lui, se partage bien mieux. Si vous devez arbitrer un budget, achetez de la mémoire.

Proxmox prend la machine entière

Point à comprendre avant de lancer l'installation, parce qu'il n'y a pas de retour en arrière : Proxmox VE est un système d'exploitation complet, pas une application. Il s'installe sur le disque, et l'installateur efface ce disque en entier.

On n'installe pas Proxmox « à côté » de Windows. Il n'y a pas de double démarrage prévu, pas de cohabitation. La machine sur laquelle vous l'installez devient un hyperviseur et rien d'autre.

Conséquences pratiques :

  • Sauvegardez ce qui est sur cette machine et vérifiez la sauvegarde avant de commencer. Pas « je crois que c'est sauvegardé » : ouvrez un fichier restauré.
  • Si le serveur rend encore un service, prévoyez la bascule : le service repartira dans une machine virtuelle, mais il faut le réinstaller ou le migrer.
  • Si vous voulez seulement essayer, installez plutôt VirtualBox sur votre poste : c'est ce que fait le cours Virtualisation & VMs pour le helpdesk, et rien n'est effacé.

L'architecture, en un schéma

graph TD
    subgraph PHY["Serveur physique (la machine que vous dédiez)"]
        HV["Proxmox VE\nhyperviseur + interface web port 8006"]
        subgraph VMS["Machines virtuelles"]
            VM1["VM 1\nUbuntu Server"]
            VM2["VM 2\nWindows Server"]
            VM3["VM 3\nbac à sable"]
        end
        ST1["Stockage 'local'\nimages d'installation,\nsauvegardes temporaires"]
        ST2["Stockage des disques virtuels\nc'est ici que vivent\nles instantanés"]
    end
    EXT["Destination de sauvegarde EXTERNE\nserveur de fichiers, disque distant,\nautre site"]

    HV --> VM1
    HV --> VM2
    HV --> VM3
    VMS --- ST2
    HV --- ST1
    ST1 -. "copie sortante, planifiée" .-> EXT

    style EXT fill:#e8f4ea,stroke:#3a7d44
    style ST2 fill:#fdf2e0,stroke:#b8860b

Retenez la flèche de droite. Tout ce qui est dans le grand cadre disparaît avec la machine : le serveur, les machines virtuelles, les instantanés, et les sauvegardes qui seraient restées dessus. Seule la boîte extérieure survit à un incendie, un vol ou un disque grillé.

Installer

Préparer le support

Téléchargez l'image d'installation depuis proxmox.com uniquement. C'est un fichier unique qui contient tout le disque d'installation (une image dite ISO, du nom de la norme qui décrit ce format). Vérifiez l'empreinte publiée à côté du téléchargement : une image altérée installerait un hyperviseur compromis, et un hyperviseur compromis compromet toutes les machines qu'il héberge.

Écrivez l'image sur une clé mémoire avec un outil qui la copie en mode image disque brute, comme balenaEtcher ou Rufus (en mode DD). Une simple copie du fichier sur la clé ne produit pas un support démarrable.

Démarrez ensuite le serveur sur cette clé. Le menu de choix du périphérique de démarrage s'ouvre en général avec F11 ou F12. Le vocabulaire de cette étape (démarrage sécurisé, mode de démarrage, ordre des périphériques) est détaillé dans le guide Installation d'Ubuntu Server, il est identique ici.

Les questions de l'installateur

L'installateur graphique pose peu de questions, et les captures d'écran changent d'une version à l'autre : voici l'intention de chacune plutôt que des libellés exacts.

  1. Accepter la licence, puis choisir le disque cible. Regardez deux fois : ce disque sera effacé intégralement. Si la machine a plusieurs disques, identifiez le bon par sa taille et son modèle.
  2. Le format de stockage : c'est le choix qui compte, il a sa section ci-dessous.
  3. Pays, fuseau horaire, disposition du clavier. La disposition conditionne la saisie du mot de passe qui suit : mettez-la juste.
  4. Mot de passe administrateur et adresse de courriel. L'adresse sert aux alertes, notamment aux rapports de sauvegarde. Mettez-en une que quelqu'un lit.
  5. Le réseau : nom de la machine, adresse réseau, passerelle, serveur de noms. Donnez une adresse fixe. Un hyperviseur dont l'adresse change est un hyperviseur qu'on ne retrouve plus, et dont les machines virtuelles deviennent injoignables.

Une fois l'installation terminée, retirez la clé et redémarrez. L'écran de la console affiche l'adresse à ouvrir dans un navigateur, de la forme https://adresse-du-serveur:8006.

Votre navigateur affichera un avertissement de sécurité : le certificat du serveur est auto-signé, personne d'extérieur ne l'a validé. C'est normal sur une installation neuve, passez outre. Connectez-vous avec l'utilisateur root et le mot de passe choisi, en laissant le domaine d'authentification proposé par défaut.

Une bannière vous signalera qu'aucun abonnement n'est actif. Proxmox reste pleinement fonctionnel sans abonnement : celui-ci donne accès à un dépôt de mises à jour testé plus longuement et au support de l'éditeur. En production professionnelle, c'est une dépense qui se défend ; pour démarrer, elle n'est pas nécessaire.

Le stockage, sans se perdre

L'installateur propose plusieurs formats de stockage, et c'est là que les débutants se bloquent une heure. Voici la version courte.

Le choix par défaut fonctionne. L'installateur propose un système de fichiers classique posé sur un gestionnaire de volumes logiques, c'est-à-dire une couche qui découpe le disque en espaces redimensionnables au lieu de partitions figées. Vous obtenez deux espaces de stockage dans l'interface :

EspaceCe qu'il contient
localles images d'installation que vous téléversez, les modèles, les fichiers de sauvegarde
local-lvmles disques des machines virtuelles

Ce défaut supporte les instantanés, ce qui est le bénéfice qu'on vient chercher. Pour un serveur unique avec un disque, prenez-le et avancez.

L'alternative principale, proposée par le même écran, est un système de fichiers qui gère lui-même l'ensemble des disques, vérifie l'intégrité de chaque bloc écrit et sait combiner plusieurs disques en miroir. Il est excellent, et il coûte : il réclame beaucoup de mémoire vive, et son intérêt n'apparaît qu'à partir de deux disques. Sur une machine à 8 Go de mémoire et un seul disque, il vous prendra la mémoire de vos machines virtuelles sans rien vous rendre.

Et c'est là que l'erreur coûte cher : le format de stockage se choisit à l'installation et ne se change pas ensuite sans tout réinstaller. Avant de trancher autre chose que le défaut, lisez la documentation officielle de Proxmox sur le stockage, elle est détaillée et à jour. La règle simple : un seul disque, prenez le défaut ; plusieurs disques et l'envie d'un miroir tolérant à la panne d'un disque, documentez-vous d'abord.

Un mot sur les regroupements de disques matériels, souvent appelés RAID (plusieurs disques physiques présentés au système comme un seul volume, pour survivre à la panne de l'un d'eux) : si votre serveur dispose d'une carte dédiée qui le gère, laissez-la faire et présentez un seul volume à Proxmox. Ne superposez pas deux couches qui font le même travail.

Un regroupement de disques n'est pas non plus une sauvegarde : il protège d'un disque mort, pas d'un fichier supprimé, d'un rançongiciel ou d'un incendie. Le cours Sauvegarde et reprise d'activité développe cette distinction.

Première machine virtuelle

Deux étapes : téléverser l'image d'installation, puis créer la machine.

Téléverser l'image du système invité

Dans l'arborescence de gauche, ouvrez le stockage local de votre serveur, section des images d'installation, puis téléversez le fichier du système que vous voulez installer (Ubuntu Server, Debian, Windows Server). Proxmox sait aussi télécharger directement depuis une adresse web, ce qui est plus rapide que de faire transiter le fichier par votre poste.

Créer la machine

Bouton Créer une machine virtuelle, en haut à droite. Les onglets, dans l'ordre, et ce qui compte dans chacun :

  • Général : un identifiant numérique et un nom. Nommez explicitement (srv-glpi, pas vm1) : dans six mois, vous ne saurez plus.
  • Système d'exploitation : sélectionnez l'image téléversée, et indiquez le type de système invité. Ce n'est pas cosmétique : Proxmox ajuste le matériel virtuel présenté selon la réponse.
  • Système : laissez les valeurs proposées pour un premier essai. Pour un invité Windows récent, activez le module de sécurité matériel virtuel qu'il exige au démarrage.
  • Disques : la taille du disque virtuel. Proxmox n'occupe réellement que l'espace utilisé, donc ne soyez pas avare : 32 Go pour un serveur Linux simple, 80 Go pour un Windows Server. Agrandir plus tard est possible, réduire ne l'est pas.
  • Processeur : commencez à 2 cœurs. Vous pourrez ajuster, machine éteinte.
  • Mémoire : commencez à 2 Go pour un Linux serveur, 4 Go pour un Windows. Ne distribuez jamais plus de mémoire au total que la machine physique n'en a, moins environ 2 Go que l'hyperviseur garde pour lui.
  • Réseau : le pont réseau proposé par défaut relie la machine virtuelle au même réseau que l'hyperviseur, comme si elle était branchée sur le même commutateur. C'est ce que vous voulez dans la quasi-totalité des cas.

Validez, sélectionnez la machine dans l'arborescence, Démarrer, puis ouvrez la console : vous y voyez l'écran de la machine virtuelle, et l'installateur du système invité démarre. À partir de là, c'est une installation ordinaire, exactement comme sur du matériel physique.

Après l'installation du système invité, pensez à installer les pilotes d'invité (qemu-guest-agent sous Linux, les pilotes VirtIO sous Windows). Ils permettent à Proxmox d'arrêter proprement la machine, de connaître son adresse réseau et d'améliorer les performances disque et réseau.

Les instantanés, et le piège

Un instantané fige l'état d'une machine virtuelle à un moment donné. Sélectionnez la machine, onglet Snapshots, Prendre un instantané, un nom, et c'est fait en quelques secondes. Si vous cochez l'option qui inclut la mémoire vive, la machine revient en fonctionnement exactement là où elle en était, sans redémarrer.

C'est le bénéfice le plus immédiat de la virtualisation. Avant une mise à jour du système invité, avant une modification de configuration risquée, avant d'installer un logiciel dont vous vous méfiez : un instantané, trente secondes. Si ça tourne mal, Rollback, et la machine est revenue à l'état d'avant, comme si rien ne s'était passé.

Le piège, et il coûte des années de données :

Un instantané n'est pas une sauvegarde.

Il vit sur le même disque, dans le même serveur, dans la même pièce que la machine dont il est l'instantané. Le disque meurt, l'instantané meurt avec. Le serveur brûle ou part sous le bras de quelqu'un, l'instantané part avec. Un rançongiciel qui prend l'hyperviseur prend aussi les instantanés.

Deux règles d'hygiène en plus :

  • Ne les gardez pas longtemps. Un instantané grossit tant qu'il existe, parce que le système doit conserver toutes les différences depuis sa prise. Un instantané de trois mois sur une machine active peut remplir le disque de l'hyperviseur, et un hyperviseur au disque plein arrête tout.
  • Supprimez-les quand la mise à jour s'est bien passée. L'instantané a servi, il ne sert plus. La fiche Un service ne repart pas après redémarrage du serveur rappelle ce que coûte un disque saturé côté serveur.

Sauvegarder les machines virtuelles

Proxmox sauvegarde nativement une machine virtuelle entière, disque et configuration, dans un fichier unique. Sélectionnez la machine, onglet Backup, Sauvegarder maintenant. Trois modes au choix :

ModeCe qu'il faitQuand l'utiliser
Instantanésauvegarde sans arrêter la machinele cas courant, avec les pilotes d'invité installés
Suspensionmet la machine en pause le temps de la copiesi l'application ne supporte pas la copie à chaud
Arrêtéteint, copie, rallumesauvegarde la plus sûre, indisponibilité assumée

Pour planifier, c'est au niveau du centre de données (l'échelon au-dessus du serveur dans l'arborescence), section Backup : une tâche, les machines concernées, la fréquence, la destination, le nombre de copies à conserver. Renseignez aussi l'adresse de courriel de notification, et demandez un rapport même en cas de succès pendant les premières semaines : c'est le seul moyen de repérer une sauvegarde qui s'est arrêtée en silence.

Et maintenant, la phrase qui compte :

Une sauvegarde qui reste sur l'hyperviseur ne protège de rien.

Par défaut, les sauvegardes atterrissent dans l'espace local, c'est-à-dire sur le disque du serveur que vous cherchez justement à protéger. Elles vous couvrent contre une seule chose : la bêtise dans une machine virtuelle. Contre le disque mort, l'incendie, le vol ou le chiffrement de l'hyperviseur, elles ne valent rien.

Ajoutez donc une destination extérieure : un partage réseau sur un serveur de fichiers, un stockage distant, ou un serveur de sauvegarde dédié. Le cours Sauvegarder ses données pour de bon détaille la règle des trois copies sur deux supports dont une hors site, qui s'applique ici mot pour mot.

Et faites la seule chose qui prouve qu'une sauvegarde existe : restaurez-en une. Prenez un fichier de sauvegarde, restaurez-le sous un nouvel identifiant, démarrez la machine obtenue, vérifiez qu'elle fonctionne, supprimez-la. Une sauvegarde jamais restaurée est une hypothèse, pas une protection.

Après le premier démarrage

Trois choses à faire avant de considérer l'hyperviseur en service :

  1. Les mises à jour. Sans abonnement, le dépôt de mises à jour libre n'est pas activé au départ. Configurez-le (l'interface le propose dans la gestion des dépôts) et mettez à jour, sinon vous n'en recevrez aucune.
  2. Ne travaillez pas en root. Créez un utilisateur nommé avec les droits nécessaires, et réservez le compte administrateur aux opérations qui l'exigent.
  3. N'exposez jamais l'interface d'administration directement sur Internet. L'accès depuis l'extérieur passe par un tunnel chiffré, par exemple un accès à distance en ligne de commande protégé par clé, décrit dans le guide SSH : authentification par clé. Un hyperviseur ouvert sur Internet, c'est toutes vos machines offertes d'un coup.

Erreurs fréquentes

  • Lancer l'installation sans avoir vérifié la virtualisation matérielle. Elle est désactivée par défaut sur beaucoup de machines, et on le découvre quand la première machine virtuelle refuse de démarrer, une fois le disque déjà effacé.
  • Croire qu'on pourra garder Windows sur la machine. Proxmox prend le disque entier. Il n'y a ni cohabitation ni retour en arrière.
  • Choisir un format de stockage exotique « parce que c'est mieux », sans l'avoir lu, sur une machine à un seul disque et peu de mémoire. Ce choix ne se corrige pas sans tout réinstaller.
  • Confondre instantané et sauvegarde. C'est l'erreur qui fait perdre des données réelles, parce qu'elle donne une confiance qui n'est adossée à rien.
  • Laisser les sauvegardes sur l'hyperviseur. Elles protègent d'une fausse manipulation dans une machine virtuelle, et de rien d'autre.
  • Distribuer plus de mémoire vive aux machines virtuelles que la machine physique n'en possède. L'hyperviseur se met à échanger avec le disque, et tout ralentit d'un coup, y compris ce qui marchait.
  • Donner une adresse réseau automatique à l'hyperviseur. Le jour où elle change, l'interface d'administration devient introuvable.

À retenir

  • La virtualisation matérielle se vérifie avant le téléchargement, dans les réglages de la carte mère : c'est le premier mur, et il est franchissable en dix minutes.
  • Proxmox est un système complet qui prend le disque entier. Vous dédiez la machine, ou vous ne l'installez pas.
  • Pour le stockage, le choix par défaut de l'installateur fonctionne et supporte les instantanés. Il ne se change pas ensuite : ne vous en écartez qu'après avoir lu la documentation officielle.
  • Un instantané sert à revenir en arrière après une manipulation ratée. Il est gratuit, rapide, et il ne remplace jamais une sauvegarde.
  • Une sauvegarde qui reste sur l'hyperviseur ne protège de rien. Il lui faut une destination extérieure, et une restauration d'essai pour prouver qu'elle existe.
  • La mémoire vive est la ressource qui manque en premier, bien avant le processeur.

Mini-exercice

Sans rien installer, faites le contrôle préalable sur la machine que vous envisagez de convertir.

  1. Redémarrez-la et entrez dans les réglages de la carte mère. Trouvez le réglage de virtualisation (Intel VT-x, AMD-V ou SVM Mode) et notez s'il est activé ou non.
  2. Notez la quantité de mémoire vive et le nombre de cœurs du processeur.
  3. Répondez à cette question par écrit : qu'est-ce qui tourne aujourd'hui sur cette machine, et où ce service va-t-il vivre pendant et après la bascule ?

Si vous ne savez pas répondre à la question 3, vous n'êtes pas prêt à lancer l'installateur. C'est exactement le genre de réponse que ce contrôle doit produire.

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