Le symptôme
La réponse commence bien et se dégrade. Le premier point est développé, le dernier tient en une ligne. Ou bien tout est traité, mais superficiellement, comme un plan qu'on aurait oublié de remplir.
Ce n'est pas un défaut de formulation : c'est une tâche qui demande plusieurs raisonnements différents dans une seule réponse.
Découper par étapes, pas par morceaux
L'erreur courante consiste à couper le travail en tranches égales, comme on découperait un texte. Le bon découpage suit les étapes du raisonnement, et chaque étape produit une sortie que vous pouvez vérifier avant de continuer.
Exemple : « Rédige la procédure de départ d'un salarié » est une tâche trop grosse. Le découpage utile est :
- Lister les accès et les outils concernés, sans rien rédiger.
- Ordonner ces étapes, en expliquant pourquoi cet ordre.
- Rédiger la procédure à partir de la liste ordonnée.
Vous vérifiez à l'étape 1 que rien ne manque, à l'étape 2 que l'ordre est sûr, ce qui est précisément là que se logent les erreurs coûteuses. La rédaction, elle, ne présente aucun risque.
Passer la sortie d'une étape à la suivante
Deux façons, et la première est presque toujours meilleure.
Recoller la sortie corrigée dans la demande suivante. Vous contrôlez exactement ce qui entre, et vous avez corrigé au passage. C'est un peu plus manuel, et beaucoup plus fiable.
Enchaîner dans la même conversation. Plus rapide, mais le modèle traîne alors tout l'historique, y compris vos essais ratés, qui continuent de peser sur sa réponse.
Quand une conversation a mal tourné, ouvrez-en une nouvelle avec le seul contexte utile. Repartir propre coûte moins cher que rattraper.
Le découpage sert aussi à réutiliser
Une tâche découpée devient une suite d'étapes que vous pouvez transformer en fiches, comme vues au chapitre précédent. Un gros prompt unique n'est réutilisable que sur un cas identique ; trois étapes courtes se recombinent.
C'est ce qui fait la différence entre quelqu'un qui obtient un bon résultat une fois et quelqu'un qui l'obtient chaque semaine.
Quand ne pas découper
Une tâche courte et bien réussie n'a rien à gagner à être coupée : vous ajouteriez des allers-retours sans bénéfice.
Le découpage se justifie quand la réponse se dégrade, quand une erreur en cours de route serait coûteuse, ou quand vous voulez pouvoir réutiliser une partie du travail.
À retenir
Découpez par étapes de raisonnement, pas en tranches. Vérifiez la sortie de chaque étape avant la suivante, en particulier celle qui décide d'un ordre. Recollez plutôt qu'enchaîner, et repartez propre quand une conversation a dérivé.