Déployer depuis GLPI
Le plugin d'inventaire ne fait pas que collecter : il sait aussi exécuter sur les postes, en s'appuyant sur l'agent déjà présent.
Un paquet de déploiement se compose de quatre étages.
Les fichiers à transmettre, découpés et mis en cache côté agent.
Les actions : exécuter une commande, déplacer un fichier, modifier le registre.
Les vérifications préalables, qui décident si le paquet doit s'appliquer : version déjà installée, espace disque suffisant, présence d'un fichier.
Les cibles, désignées par une tâche comme pour l'inventaire réseau.
Les vérifications préalables sont la partie qui distingue un déploiement utile d'un incident. Sans elles, le paquet se réapplique à chaque passage, réinstalle ce qui est installé, et peut redémarrer des postes en pleine journée.
Ce que cela remplace, et ce que cela ne remplace pas
Cela remplace avantageusement les scripts de connexion et les installations à la main sur un parc modeste, en réutilisant un agent déjà déployé et sans serveur supplémentaire.
Cela ne remplace pas une solution de télédistribution d'entreprise sur un grand parc : pas de gestion fine des dépendances, pas d'ordonnancement complexe, un retour d'erreur plus sommaire.
La règle de décision est simple. Déployer un utilitaire, appliquer un correctif, poser un fichier de configuration : GLPI convient. Piloter un parc de plusieurs milliers de postes avec des dépendances entre paquets : prenez l'outil fait pour cela.
Les tableaux de bord
GLPI en propose plusieurs, et ils se personnalisent par ajout de tuiles.
L'erreur habituelle est d'afficher ce qui est facile à compter. Le nombre de tickets ouverts, le nombre de machines, le nombre d'utilisateurs : ces chiffres décrivent une taille, pas une situation.
Les six indicateurs qui pilotent vraiment
Les tickets en attente depuis plus de quinze jours. Le refuge nommé au chapitre du cycle de vie.
Le taux de réouverture. Il révèle les résolutions de surface, ce qu'aucun délai de traitement ne montre.
Les incidents récurrents par catégorie. C'est la liste des problèmes à ouvrir, donc le travail de fond à programmer.
Les machines sans inventaire depuis trente jours. Elles sont en panne, au placard, ou parties avec quelqu'un. Les trois demandent une action.
Les garanties et contrats expirant dans les quatre-vingt-dix jours. Le plan de renouvellement, et les préavis à ne pas rater.
L'écart entre logiciels installés et licences détenues. Le risque financier, visible avant l'audit plutôt qu'après.
Aucun ne mesure une quantité : tous nomment une action.
Ce qu'il ne faut pas mesurer
Le nombre de tickets fermés par technicien, affiché publiquement, produit exactement ce qu'on mesure : des tickets fermés vite, découpés en plusieurs, et une réticence à prendre les dossiers difficiles.
Mesurez le service rendu, pas le débit individuel.
À retenir
Un paquet de déploiement sans vérification préalable se réapplique indéfiniment. GLPI déploie bien l'utilitaire et le correctif, pas un parc de milliers de postes avec dépendances. Et choisissez des indicateurs qui nomment une action : attente prolongée, réouvertures, récurrences, machines muettes, échéances, écart de licences.