Le plugin, et le compte qu'il exige
L'inventaire des équipements réseau passe par le plugin GLPI Inventory, qui s'installe depuis la place de marché intégrée.
Cette place de marché exige un enregistrement sur GLPI Network, gratuit dans sa forme minimale. Vous obtenez une clé d'enregistrement à coller dans la configuration générale de GLPI, onglet dédié, et un message confirme sa validité.
Le plugin s'installe, puis s'active : ce sont deux actions distinctes, et oublier la seconde est fréquent. Une entrée apparaît alors dans le menu d'administration, avec sa propre interface, ses propres tâches et son propre tableau de bord.
Deux tâches, dans cet ordre
C'est la partie qui déroute, et elle s'explique en une phrase : la découverte trouve, l'inventaire détaille.
La découverte réseau balaie une plage d'adresses, repère ce qui répond, et identifie chaque équipement par son empreinte SNMP. Elle produit une liste.
L'inventaire réseau interroge chaque équipement trouvé et récupère le détail : modèle, numéro de série, firmware, ports, adresses vues sur chaque port, voisins.
Lancer l'inventaire sans découverte préalable ne donne rien : il n'a rien à interroger.
Les quatre objets à créer, dans l'ordre
Une plage d'adresses, bornée. Prenez le segment des équipements, pas tout le plan d'adressage : balayer un /16 prend des heures et remplit les journaux pour rien.
L'association des identifiants SNMP à cette plage. Sans cette association, la découverte trouve des équipements qu'elle ne sait pas interroger, et l'inventaire échoue ensuite sur chacun.
Une tâche, avec l'option de re-préparation après exécution, sans quoi elle ne tourne qu'une fois. Le nombre d'agents à réveiller doit valoir au moins un : laissé à zéro, la tâche reste préparée et n'est jamais prise.
Un job, qui porte la méthode, la cible et l'acteur.
Cible et acteur, la distinction qui bloque
Deux notions voisines, et les confondre empêche toute exécution.
La cible est ce sur quoi on agit : la plage d'adresses.
L'acteur est qui agit : un agent installé sur une machine du réseau. C'est cette machine qui émettra les requêtes SNMP, pas le serveur GLPI.
Le choix de l'acteur est donc une décision technique : il doit être sur un segment qui atteint les équipements, et son adresse est celle que vous autorisez dans les listes de contrôle d'accès SNMP. Une machine allumée en permanence, typiquement un serveur, convient mieux qu'un poste de bureau.
Suivre l'exécution et lire les résultats
Le bouton de forçage lance la tâche sans attendre son échéance. L'écran d'exécution montre les états : préparé, en cours, succès, en erreur. Le passage de préparé à en cours peut prendre plusieurs minutes, le temps que l'agent contacte le serveur et récupère son travail.
Les équipements apparaissent ensuite dans le parc, section matériels réseau, avec la source de mise à jour indiquant l'inventaire natif.
Ce qui remonte dépasse largement la fiche d'identité : les ports avec leur état et leur débit négocié, les adresses vues sur chaque port, et les voisins découverts par le protocole de découverte du constructeur.
Ce que cela permet, et qui justifie tout le chapitre
C'est le vrai bénéfice, et il n'est pas l'inventaire lui-même.
Les adresses matérielles vues sur chaque port permettent de savoir quel poste est branché sur quel port de quel commutateur. Les recherches qui prenaient une demi-heure de câblage, retrouver la prise d'une machine, savoir si un port est réellement libre, se font depuis une page web.
Une réserve d'honnêteté : cette information vaut ce que vaut sa fraîcheur. Un inventaire réseau quotidien la garde utilisable, un inventaire mensuel décrit un réseau qui n'existe plus.
À retenir
Enregistrement GLPI Network, plugin installé puis activé. Découverte d'abord, inventaire ensuite. Identifiants SNMP associés à la plage, sinon rien ne s'interroge. La cible est la plage, l'acteur est l'agent qui émettra les requêtes. Et le gain réel, c'est la correspondance poste vers port de commutateur.