Installer à la main ne passe pas l'échelle
Sur cinq postes, l'installation manuelle convient. Au-delà, elle produit un parc où certains agents sont installés, d'autres pas, avec des versions et des adresses de serveur différentes, et personne ne sait lesquels.
Trois chemins existent selon le système.
Windows, par stratégie de groupe
Le paquet MSI se déploie par stratégie de groupe, en deux morceaux qui doivent aller ensemble.
Le paquet lui-même, publié depuis un partage réseau accessible en lecture par les comptes ordinateurs, pas seulement par les utilisateurs. C'est l'erreur classique : l'installation par stratégie s'exécute au démarrage, sous l'identité de la machine. Un partage lisible seulement par les personnes produit un déploiement qui ne se fait jamais, sans message.
L'adresse du serveur, poussée par une valeur de registre, sous HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\GLPI-Agent, nom server, contenant l'URL du serveur GLPI.
L'installation de logiciel par stratégie s'applique au démarrage suivant, pas à l'ouverture de session. Sur un parc de portables rarement redémarrés, le déploiement s'étale sur des semaines : ce n'est pas une panne, c'est le fonctionnement normal.
Pour un déploiement plus rapide et mieux tracé, un outil de télédistribution ou une tâche planifiée exécutant le MSI en ligne de commande fait le même travail sans attendre le redémarrage.
Linux, par l'installeur et un service
L'installeur fourni s'exécute en tant que root, demande l'URL du serveur, puis met en place le service. L'agent doit ensuite être activé au démarrage, faute de quoi il ne tourne que jusqu'au prochain redémarrage.
Le diagnostic se fait en mode bavard, avec l'option de forçage, qui affiche la cible, les tâches disponibles et le résultat de l'envoi. C'est la sortie à lire avant toute autre hypothèse.
Les détails de commandes figurent dans les guides GLPI : déployer l'agent d'inventaire sur Windows et sur Linux.
macOS et le reste
Un paquet existe pour macOS, pour les deux familles de processeurs. Le déploiement passe par la solution de gestion de flotte, avec le même besoin : pousser l'URL du serveur en même temps que le paquet.
Pour ce qui n'accepte aucun agent, équipements réseau, imprimantes, hyperviseurs, la réponse est l'inventaire distant, traité au chapitre suivant.
Les quatre pannes qui couvrent presque tout
Rien ne remonte, nulle part. L'inventaire est désactivé côté serveur.
Rien ne remonte, sur un poste. L'URL du serveur est absente ou fausse. Elle se vérifie dans le registre sous Windows, dans la configuration de l'agent sous Linux.
Le déploiement par stratégie ne se fait pas. Les comptes ordinateurs ne lisent pas le partage, ou la machine n'a pas redémarré.
L'agent tourne et l'envoi échoue. Un proxy s'interpose, ou le nom du serveur ne se résout pas depuis le poste. La page locale de l'agent affiche l'erreur exacte.
Savoir où l'on en est
Le chiffre à suivre n'est pas le nombre d'agents installés mais l'écart entre le nombre de machines connues de l'annuaire et le nombre de machines ayant remonté un inventaire dans les trente derniers jours.
Cet écart nomme les machines à traiter. Un tableau de bord qui affiche uniquement les agents présents donne toujours l'impression que le déploiement est terminé.
À retenir
Le partage du paquet doit être lisible par les comptes ordinateurs, et l'installation par stratégie attend le redémarrage. L'URL du serveur se pousse en même temps que le paquet, par le registre sous Windows. Et suivez l'écart avec l'annuaire, pas le nombre d'agents installés.