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Cloud public : les fondamentaux/Maîtriser la facture

Maîtriser la facture

Réduire le coût sans dégrader le service

Commencer par ce qui ne sert à rien

Avant toute optimisation fine, il y a presque toujours dix à trente pour cent de dépense qui ne rend aucun service. Elle se supprime sans aucun risque, et c'est le seul gain qui ne coûte rien à personne.

Quatre catégories à chercher dans cet ordre :

  • les disques non attachés, restés après la suppression d'une machine
  • les adresses IP réservées et non utilisées
  • les instantanés anciens, dont plus personne ne connaît l'origine
  • les machines allumées sans trafic depuis des semaines, souvent des essais oubliés

Ce dernier cas mérite une précaution : une machine sans trafic n'est pas forcément inutile. Vérifiez avant de supprimer, et préférez éteindre pendant une semaine plutôt que supprimer tout de suite. Une suppression est irréversible ; un arrêt ne l'est pas.

Ensuite, ajuster la taille

Le réflexe de la migration est de reprendre les caractéristiques du serveur physique existant, souvent surdimensionné parce qu'il avait été acheté pour cinq ans. Dans le cloud, la taille se change en quelques minutes : rien ne justifie de prévoir cinq ans à l'avance.

Regardez l'utilisation processeur et mémoire sur un mois complet, jamais sur une journée. Une machine à dix pour cent de charge en moyenne, sans pic, est deux fois trop grande.

Attention au sens de l'ajustement : réduire trop agressivement une machine de production pour économiser quelques euros par mois est un mauvais échange. Le coût d'un incident dépasse largement le gain.

Éteindre ce qui n'a pas à tourner la nuit

Les environnements de test, de développement et de recette n'ont aucune raison de tourner en dehors des heures ouvrées. Un arrêt de dix-neuf heures à huit heures et le week-end représente environ deux tiers du temps.

C'est l'économie la plus grosse et la plus simple, et elle est rarement appliquée parce qu'elle demande une automatisation, donc une décision.

Les engagements de durée

Les fournisseurs proposent des remises importantes contre un engagement d'un ou trois ans. La remise est réelle, l'engagement aussi.

La règle prudente : n'engagez que la part de votre consommation dont vous êtes certain qu'elle existera encore dans un an, typiquement la production stable. Laissez le reste au tarif à la demande. Un engagement pris sur une charge qui disparaît coûte plus cher que le tarif plein.

Ce qu'il ne faut pas faire

Optimiser avant de mesurer. Sans un mois de données, vous optimisez au jugé.

Supprimer sans prévenir. La machine sans trafic apparent porte parfois une tâche mensuelle.

Confondre coût et valeur. Un service géré plus cher qui évite une astreinte le dimanche n'est pas une dépense à supprimer.

À retenir

Le gaspillage d'abord, la taille ensuite, l'extinction des environnements hors production après, et les engagements en dernier, uniquement sur la part stable. Mesurez sur un mois, et préférez toujours éteindre avant de supprimer.

Quiz de validation

Quiz - 3 questions

1. Par quoi commencer pour réduire une facture cloud ?

2. Vous trouvez une machine sans trafic depuis six semaines. Quel geste est le plus prudent ?

3. Sur quelle part de la consommation prendre un engagement de durée ?

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